Appeler


Coup de soleil ou brûlé par une plante ?

Panais Sauvages, Berce du Caucase et +

La belle saison et les chevaux au patûrage amène aussi le problème de brûlures dues au contact de plantes toxiques comme le Panais sauvage, la Berce du Caucase et bien d’autres.

Chaque région a sa flore particulière, par conséquent ses dangers aussi. Tous les chevaux ne se feront pas brûler ou intoxiquer. Il y en a des plus prudents, moins curieux ou simplement plus chanceux !

Avec le Panais Sauvage, la Berce du Caucase ou le Millepertuis,  souvent la brûlure ne se déclare pas instantanément mais les jours suivants, lorsque  le cheval aura été exposé au soleil étant donné que ces plantes sont photosensibilisantes. Ainsi, la réaction causera les plaies. Cette brûlure sera aussi souvent confondue avec un coup de soleil et souvent sur des chevaux au nez blanc, car elle se voit beaucoup mieux.

Chez les humains, la photosensibilisation de la sève cause des ampoules très douloureuses. Le contact de la sève avec les yeux peut rendre aveugle. Le frottement dû au picottement va souvent mettre la plaie à découvert.

Comme toutes les brûlures, ce sont des blessures très souffrantes et peuvent être sur n’importe quelle partie du corps du cheval et non pas seulement sur le frontal, naseaux.

Selon vos convictions et vos compétences, vous choisirez la manière de soigner ce type de plaie, en appelant le vétérinaire et/ou en favorisant peut-être l’approche et les soins avec des produits de la nature.

Le cheval devrait bien sûr éviter le soleil jusqu’à guérison complète. Il est souvent conseillé de recouvrir le nez d’une crème à base de zinc (similaire au Zincofax pour les fesses de bébé).

Tous les chevaux peuvent être brûlés par une plante un jour ou l’autre. Nous avons eu un beau cas la semaine dernière. Il a été soigné, au choix du propriétaire, uniquement avec en premier lieu de l’argile verte naturelle, sous forme de cataplasme, comme antibactérien et antiseptique. Une fois l’inflammation résorbée et les tissus entrain de cicatriser, après 5 jours,  il a été décidé d’appliquer du gel d’aloès jusqu’à la fin de la cicatrisation.

Les photos de la progression se trouvent sur la Page Facebook de Argile pour chevaux et animaux https://www.facebook.com/soins.chevaux/?ref=bookmarks

 

Informez-vous sur les plantes toxiques pour les chevaux présentes dans votre région et faites le tour de vos patûres. Même si on détecte leur présence, il n’est pas toujours facile de les éliminer sans danger pour l’homme. Soyez prudent, posez des questions aux professionnels.

Outre brûler la peau par contact, il y a bien sûr tous les différents problèmes dus à l’ingestion. Les problèmes, les symptômes (trouble nerveux, tremblement, convulsion, sudation, coliques etc) et les risque de maladie et de décès sont différents d’une plante à l’autre.

Ne partons pas en peur ! Il faut  tout de même – en général – que le cheval en mange une certaine quantité. Mais le mythe qui prétend que le cheval ne mangera pas si c’est pas bon pour lui n’est, hélas, pas toujours vrai ni confirmé.

Donc, comme pour tout : avant les premiers soins et les soins, la PRÉVENTION.